À l’occasion de la Journée mondiale de l’hémophilie, le projet RHU TIPITCH souhaite mettre en lumière une population encore trop souvent exclue des études cliniques : les patients à haut risque hémorragique, notamment les personnes atteintes d’hémophilie ou présentant des troubles génétiques de la coagulation, ainsi que certains patients sous anticoagulants.

 

Ces profils représentent environ 15 % des hémorragies intracérébrales, mais restent historiquement sous‑représentés dans la recherche, du fait de la complexité et des risques associés.

 

Dans le RHU TIPITCH, un module de travail dédié (WP2) s’attaque directement à cet enjeu.
Son objectif : mieux comprendre la formation des hématomes dans ces contextes spécifiques et favoriser, en toute sécurité, leur évacuation chez les patients les plus à risque.

 

Pour y parvenir, les équipes :

  • utilisent des prélèvements sanguins pour modéliser les hématomes en laboratoire,
  • analysent les mécanismes biologiques propres à ces patients,
  • et testent des approches innovantes, en vue de traitements plus sûrs et mieux adaptés.

 

Une étape majeure a récemment été franchie : l’essai clinique issu de ces travaux a débuté le 2 mars.
Depuis son lancement, 40 participants ont déjà été inclus, illustrant concrètement l’ambition inclusive du projet :

  • 1 volontaire sain,
  • 10 patients sous traitement anticoagulant,
  • 20 patients sous traitement antiagrégant plaquettaire,
  • 3 patients atteints de la maladie de Willebrand,
  • 6patients hémophiles (3 hémophiles A et 3 hémophiles B).

Des profils historiquement exclus des essais cliniques, aujourd’hui pleinement intégrés à la recherche, marquant une avancée concrète vers une médecine réellement plus inclusive.

À (re)découvrir également : notre vidéo « TIPITCH en 2 minutes », dans laquelle la Pr Annabelle Dupont (CHU de Lille) présente ce module clé, co-mené par la Pr Sophie Susen, et les bases de cette stratégie thérapeutique innovante.

En cette Journée mondiale de l’hémophilie, TIPITCH réaffirme une conviction forte : la recherche doit aussi — et surtout — s’adresser aux patients les plus fragiles.